Le meilleur, point

[Photo Mikey Williams, fournie par Top Rank]

Mais qui donc arrêtera Artur Beterbiev?

La question est sérieuse. Connu depuis longtemps comme une terrifiante force de la nature dans un ring de boxe, le Québécois d’origine tchétchène a une fois de plus démontré à quel point il maîtrise son art vendredi soir, au Liacouras Center de Philadelphie, en stoppant l’Ukrainien Oleksandr Gvozdyk (17-1, 14 K.-O.) à 2 :49 du 10e round

Ce faisant, Beterbiev (15-0, 15 K.-O.), qui était déjà champion IBF des mi-lourds, s’empare du titre WBC qui appartenait à Gvozdyk et inscrit son nom dans les annales du pugilat québécois en devenant le tout premier champion unifié de l’histoire de la province.

Le combat en tant que tel, fascinant au possible, se résume pourtant assez simplement. D’un round à l’autre, Beterbiev a usé Gvozdyk à la corde en appliquant une pression constante, bonifiée par sa force de frappe qui n’a plus besoin de présentations.

Gvozdyk, qui s’est néanmoins défendu de façon admirable dans les circonstances, a fini par flancher au dixième engagement, forcé trois fois de poser un genou au sol. L’arbitre Gary Rosato, qui ne devrait être félicité que par sa mère pour sa performance dans ce duel, a signalé la fin des hostilités à la troisième chute.

Fait à noter, deux des juges avaient Gvozdyk gagnant sur leur carte de pointage (87-84 et 86-85) au moment de l’arrêt du combat. Le troisième favorisait Beterbiev à 87-83, tout comme Ringside, qui le plaçait en avance à 87-84.

Message clair

La victoire et les ceintures, tout cela est bien beau. Mais ce que Beterbiev a accompli avec ce gain dépasse largement les frontières de la fiche parfaite et des titres mondiaux.

D’abord, il a encore mieux prouvé que d’habitude qu’il était doté d’un talent pugilistique exceptionnel, presque surnaturel. Ce n’est pas qu’on en doutait, au contraire, mais ce fut encore plus évident contre Gvozdyk.

Peu importe l’identité de l’adversaire qui ose se dresser devant lui, Beterbiev ne se contente pas de le vaincre : il le domine. Tel un python, il s’empresse d’étouffer sa proie et ne lui laisse à peu près aucune chance de répliquer. Même si celle-ci est du calibre de Gvozdyk, qui est loin d’être un pied de céleri – il a mis fin au règne d’Adonis Stevenson, rappelons-le.

Mais plus important encore, Beterbiev a lancé un message à toute la planète boxe, et plus particulièrement à sa division des mi-lourds.

En pourfendant Gvozdyk comme il l’a fait pour devenir champion unifié, il s’est assuré de faire connaître son nom une fois pour toutes auprès du public. Et il a prévenu ses éventuels rivaux qu’il constituait désormais un obstacle incontournable dans cette catégorie fort contingentée, eux qui l’ont si souvent évité par le passé, conscients du risque énorme qu’on court en le croisant dans l’arène.

Justement, que réserve l’avenir pour Beterbiev? Pour le moment, il semble que sa prochaine cible soit le Chinois Meng Fanlong, qui est son aspirant obligatoire du côté de l’IBF. Les deux hommes devraient croiser le fer quelque part au début de 2020. Si Beterbiev relève ce défi, d’autres combats d’unification l’attendront, c’est certain.

Avec son remarquable triomphe de vendredi, on pourrait affirmer sans grand risque de se tromper que Beterbiev est actuellement le meilleur boxeur chez les 175 lb. Nul doute que certains trouveront des arguments pour débattre de ce postulat, citant notamment le nom de Saul « Canelo » Alvarez. Il y a toutefois moins de sceptiques au sujet du Tchétchène qu’il y en avait avant vendredi.

Peu importe votre opinion sur cette question, peut-on à tout le moins convenir que Beterbiev est, au moment où on se parle, le meilleur boxeur issu du Québec, toutes catégories confondues?

Oh, bien sûr qu’il y en a plusieurs autres qui sont très bons et talentueux, aucun doute là-dessus. Mais y en a-t-il un seul ces jours-ci qui soit aussi dominant que Beterbiev dans un ring? Y en a-t-il un seul qui constitue un mélange aussi quasi-parfait de puissance, de technique, d’intelligence et de discipline? Non, ne cherchez pas, il n’y en a pas d’autres. Et il a Marc Ramsay dans son coin, en plus? Alors, là…

Oui, c’est tout ça, Artur Beterbiev. Tout ça, et sûrement plus encore. Le meilleur boxeur mi-lourd. Le meilleur boxeur québécois. Le meilleur, point.

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Stevenson a eu chaud…

[Photo tirée de Twitter]

Il y aura toujours des exceptions, bien sûr. Mais vous voyez ce qui arrive quand les meilleurs boxeurs affrontent les meilleurs ?

Règle générale, on obtient un combat enlevant, qui nous tient au bout de notre siège, et au cours duquel les coups fusent de toutes parts. Exactement comme celui que nous ont offert Adonis Stevenson et Badou Jack samedi soir, au Air Canada Centre de Toronto.

De l’action, du suspense, des revirements… C’est à un véritable buffet d’émotions qu’on a eu droit au cours de ce duel. Et ce, du début jusqu’à la toute fin, lorsqu’on nous a annoncé que cette furieuse bagarre s’était soldée par un verdict nul majoritaire. Deux juges ont remis des cartes de 114-114, tandis que le troisième a vu Jack gagnant à 115-113.

C’est donc dire que Stevenson (29-1-1, 24 K.-O.) a réussi une neuvième défense de son titre WBC des mi-lourds. Et que pour la première fois depuis son premier combat face à Darnell Boone, en avril 2010, il est ressorti de l’arène sans une victoire en poche.

« Je l’ai touché plus souvent. J’estime avoir gagné. »

-Adonis Stevenson

Les partisans de Jack (22-1-3, 13 K.-O.) seront sans doute nombreux à crier au vol. Il faut dire que leur favori a largement dominé la deuxième moitié de l’affrontement, plaçant Stevenson en mauvaise posture à plusieurs occasions.

«Je pensais avoir gagné. Aucun juge ne l’a vu gagnant», a souligné Jack à cet égard.

Il y avait d’ailleurs longtemps qu’on avait vu le champion être à ce point en danger durant un combat. Vous souvenez-vous de la dernière fois où il a saigné du nez dans le ring? C’est ce que je croyais.

Or, les premiers rounds ont été si chaudement disputés qu’il était souvent difficile de déterminer un vainqueur avec certitude. En fait, et c’est sans doute sur ce plan que le verdict nul fait le plus mal pour le camp Jack, les rounds remportés par ce dernier étaient sans équivoque : sa domination était alors claire et nette. En contrepartie, les gains de Stevenson étaient moins évidents. Ou pouvaient davantage être matière à débats, si vous préférez. Ce qui explique très certainement la décision des juges.

On aura beau le critiquer tant qu’on voudra sur la façon dont il gère sa carrière, Stevenson reste malgré tout un excellent pugiliste. Et on doit reconnaître qu’il a tenu le coup contre l’un des très bons boxeurs de sa division. Mais comme tout le monde, il a ses limites, et Jack a su les exploiter.

En se tenant à distance de son adversaire et en prenant tout le temps nécessaire pour l’approcher de la bonne manière, le Suédois a empêché en grande partie son rival de sortir sa terrifiante main gauche, qui a pulvérisé tant de pauvres victimes par le passé.

De fait, le seul moment où Jack a véritablement été ébranlé durant le combat est venu au 10e round, lorsqu’il a justement reçu une puissante gauche en plein abdomen. Si Jack n’avait pas su se ressaisir au bon moment et encaisser les assauts subséquents, ce coup aurait pu causer sa perte.

Après la dernière cloche, Stevenson est retourné dans son coin épuisé et l’air inquiet, sûrement conscient de la réelle possibilité qu’il soit détrôné. À l’inverse, Jack s’est dirigé vers son équipe les deux bras dans les airs, sourire triomphant aux lèvres. C’était avant l’annonce du pointage, évidemment. La scène était néanmoins éloquente.

Stevenson ne l’avouera jamais si candidement, c’est certain, mais il a eu chaud samedi. Très chaud. Si Jack avait connu un départ plus canon, sans pour autant s’offrir comme cible, on doute que le Québécois serait rentré chez lui avec sa ceinture.

Notons que le contrat pour cette confrontation contenait une clause permettant la tenue d’un éventuel combat revanche. Les deux hommes se sont montrés ouverts à l’idée au terme de leur duel. Avec une conclusion comme celle à laquelle on a assisté, une telle option tombait sous le sens de toute façon.

Seul problème, Jack souhaiterait que la revanche ait lieu chez lui, à Las Vegas, tandis que Stevenson voudrait demeurer au Canada. Une (autre) saga à suivre…

Rivas le technicien

RivasHubeaux
Oscar Rivas (à droite) a vaincu Hervé Hubeaux par décision unanime. / Photo tirée de Twitter

Oscar Rivas (24-0, 17 K.-O.) était dû pour un défi. Un vrai. Il en a eu un bien relevé en la personne du Belge Hervé Hubeaux (29-3, 14 K.-O.), en demi-finale du gala de samedi.

Face à un adversaire nettement plus aguerri que ceux qu’il a affrontés à ses dernières sorties, le Colombien a dû mettre en valeur ses meilleurs atouts techniques pour venir à bout de Hubeaux, ce qu’il a fait par décision unanime (99-91, 100-90, 100-90). Il a ainsi réussi la première défense de sa ceinture NABF des poids lourds.

Contrairement aux derniers boxeurs que Rivas a affrontés, Hubeaux a à la fois démontré de bonnes aptitudes défensives et une capacité à atteindre sérieusement la cible. Ainsi, Rivas ne pouvait se contenter de se ruer tout simplement sur lui pour le marteler jusqu’à ce qu’il tombe. Il a plutôt dû faire preuve de patience et d’intelligence. Et c’est précisément ce qu’il a réussi, en plus de s’acharner sur le corps de Hubeaux, question d’éroder sa garde et créer des ouvertures.

Après le combat, on a appris que Rivas s’était déchiré le biceps dès le troisième round, ce qui explique pourquoi il a souvent semblé avoir de la difficulté à attaquer de la main droite. Il faudra surveiller de près l’évolution de cette blessure, surtout quand on sait à quel point il a été ennuyé par des problèmes de santé ces dernières années.

Les autres résultats

L’Ontarien Kane Heron (11-0-1, 5 K.-O.) et le Mexicain Ivan Alvarez (27-9-1, 17 K.-O.) se sont livrés une furieuse guerre dans l’arène qui a réjoui la foule. Du moins, jusqu’à ce qu’on lui annonce que le combat s’était soldé par un verdict nul majoritaire. L’un des juges a vu Alvarez gagnant à 78-74, tandis que les deux autres ont remis des cartes de 76-76.

Mikaël Zewski (31-0, 22 K.-O.) s’est emparé du titre WBC International des mi-moyens en l’emportant par décision unanime (100-89, 99-90, 99-90) devant l’Argentin Diego Gonzalo Luque (21-5-1 10 K.-O.). Si le duel lui-même s’est avéré plutôt terne, on se souviendra cependant de ce loustic qui a tenté de monter dans le ring au milieu du septième round, forçant la suspension du combat pendant quelques minutes (voir vidéo ci-dessous). Heureusement, l’individu a rapidement été intercepté par les agents de sécurité, qui l’ont ensuite escorté hors du Air Canada Centre alors qu’il était complètement nu. Du jamais vu pour l’auteur de ces lignes…

Dans un affrontement de poids lourds décousu au possible, l’Ontarien d’origine albanaise Kristian Prenga (8-1, 8 K.-O.) n’a eu aucun mal à se défaire de l’Argentin Ricardo Humberto Ramirez (14-5, 11 K.-O.) par arrêt de l’arbitre à 1 :44 du troisième round. Ramirez, dont la technique et la forme physique laissaient pour le moins à désirer, s’est surtout fait remarquer pour avoir craché son protecteur buccal à répétition, jusqu’au point d’être pénalisé par l’arbitre.

Christian Mbilli (10-0, 10 K.-O.) a une fois de plus démontré son immense talent en forçant l’Argentin Marcos Jesus Cornejo (19-3, 18 K.-O.) à l’abandon à 1 :52 du troisième round. Une décision judicieuse de la part du coin de ce dernier, alors que Mbilli pilonnait son adversaire sans aucune gêne depuis le début du duel. Le Français met du même coup la main sur un premier titre mineur en carrière, en l’occurrence la ceinture WBC jeunesse des poids moyens.

Patrice Volny (11-0, 8 K.-O.) a conservé son titre NABA Canada des poids moyens en réglant le cas de l’Albertain Janks Trotter (10-5-2, 10 K.-O.) à la toute fin du premier round. Le Québécois a envoyé son rival au plancher avec un jab en apparence inoffensif. Or, Trotter a eu toutes les misères du monde à se relever, tant et si bien que l’officiel a préféré mettre un terme au combat.

À son premier combat en tout près de 15 mois, Sébastien Bouchard (16-1, 6 K.-O.) a aisément disposé du Serbe Sladan Janjanin (24-3, 18 K.-O.) par arrêt de l’arbitre à 2 :08 du deuxième round. Comme on pouvait s’y attendre, Bouchard a paru un peu rouillé en début d’affrontement. Mais il a rapidement repris le dessus, envoyant Janjanin au tapis trois fois durant le second assaut. À la troisième chute, l’arbitre en a eu assez.

Mazlum Akdeniz (5-0, 2 K.-O.) a vaincu le Canadien Lloyd Reyes (0-2) par arrêt de l’arbitre à 1 :40 du deuxième round. Akdeniz avait envoyé Reyes au plancher grâce à un violent crochet droit au visage lors du premier engagement. Il a remis ça au deuxième, alors que Reyes cherchait carrément à se sauver de son adversaire.

Rire du monde

[Photo Ariane Théberge, fournie par GYM]

BILLET – On ne saura peut-être jamais vraiment pourquoi le combat entre Adonis Stevenson et Badou Jack a été déplacé de Montréal à Toronto à la toute dernière minute. On risque de ne jamais vraiment savoir non plus pourquoi le duel a été si long et complexe à boucler.

Mais au fond, on se fout un peu de savoir pourquoi ci, pourquoi ça. Après tout, Stevenson nous a habitués aux longs feuilletons tortueux depuis cinq ans.

Ce qui importe vraiment, ce qui est le plus odieux dans toute cette histoire, c’est qu’encore une fois, Stevenson et son clan se sont moqués de nous. Qu’il s’agisse des amateurs, des médias ou même de son propre promoteur, tout le monde s’est fait rouler dans la farine. Encore.

Plus on le regarde aller, et plus on se demande comment le champion WBC des mi-lourds réussit à rester sérieux quand il se confond en prétextes de toutes sortes pour expliquer les origines du plus récent roman-savon dont il tient la vedette. Sa « performance » devant les journalistes après sa conférence de presse de mercredi était, à cet égard, risible.

Mais comme on dit, ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle.

Ainsi donc, selon Stevenson, tout est la faute de son gérant Al Haymon. Je suis juste un boxeur, dit-il. Je ne décide de rien, c’est entre les mains d’Al, dit-il.

À l’entendre, c’est tout juste si Haymon ne lui dit pas à quelle heure il peut aller au petit coin.

Quiconque ayant suivi la boxe un tant soit peu ces dernières années sait que l’invisible, mais ô combien influent Haymon en mène effectivement large. Très large. Lorsque le virus décide de se répandre, les symptômes deviennent rapidement apparents.

Certains ont vu l’épidémie poindre à l’horizon et ont pris les mesures nécessaires pour s’immuniser. Stevenson, lui, se laisse contaminer avec plaisir. S’il avait une once de bonne volonté, ou peut-être de jugement, il verrait que sa carrière s’est transformée en triste merdier depuis son association avec Haymon.

Il faut croire que les rutilants reflets de ses voitures de luxe continuent de l’aveugler. C’est sans doute pour cela qu’il portait ses lunettes fumées au point de presse.

Une pensée pour Yvon

MichelStevenson
Yvon Michel et Adonis Stevenson / Photo Ariane Théberge, fournie par GYM

Malgré ce qu’il veut bien dire, Stevenson se fiche éperdument de se battre à Montréal ou non. Tant que le chèque sera dans l’enveloppe, et que les risques de huées demeureront au minimum, il ira boxer là où Al-le-tout-puissant lui dira d’aller, sans rechigner.

Parce que quand l’auguste Al décrète quelque chose, pas le choix d’obtempérer. Parlez-en à Yvon Michel.

Le vétéran promoteur avait tout organisé. Le Centre Bell était réservé, les affiches étaient imprimées, les billets étaient prêts à être mis en vente.

C’est alors que Haymon a appelé.

Oublie ça, Yvon. Ça va se faire à Toronto. Organise les détails, on se reparle plus tard.

Tout ça, à un mois de l’événement. Assez dégueulasse comme jambette.

Au-delà des pertes financières et des dommages à la réputation qu’une telle volte-face entraîne, c’est sans doute le choc émotif et personnel qui est le plus violent, le plus douloureux. Le genre de choc qui vient avec l’impression d’avoir été manipulé comme un vulgaire pantin. Pas pour rien que Michel dit avoir eu besoin d’une bonne heure après l’appel de Haymon pour reprendre ses esprits.

On a cassé beaucoup de sucre sur le dos de Michel ces dernières années, pour différentes raisons. Mais qu’on l’apprécie ou non, on ne peut renier tout ce qu’il a fait pour la boxe québécoise depuis des décennies. Sans lui, de nombreux pugilistes d’ici n’auraient jamais rayonné dans le monde comme ils l’ont fait.

Et ça inclut Stevenson. Il fut un temps où bien peu de gens lui auraient donné une chance. Mais Michel a cru en lui. Il lui a donné l’opportunité de se battre pour un titre mondial en 2013. 76 secondes plus tard, Stevenson sortait du ring avec une ceinture autour de la taille.

Stevenson aurait alors pu devenir la nouvelle étoile de la boxe québécoise. Car, oui, il demeure un très bon boxeur, quoi qu’on en dise. Au lieu de cela, il a craché au visage de Michel en vendant son âme au diable pour engraisser son compte de banque. Et au lieu d’être une idole, il est devenu un paria.

Michel et lui ne se parlaient déjà presque plus. Ce dernier affront marquera-t-il le début de la fin de leur relation? En toute honnêteté, un divorce serait salutaire pour Michel. On se fiche que Stevenson soit champion du monde : le boxeur et son entourage sont devenus une ancre insupportable qui menace de faire couler toute l’entreprise de Michel. Pour le bien de GYM et de la boxe québécoise, ça ne peut plus durer.

En attendant, Stevenson, pas le moindrement stressé, se dirige vers Toronto avec le sourire aux lèvres pour y affronter Badou Jack. Son premier adversaire depuis longtemps qui représente une menace véritable et qui a une chance réelle de lui ravir son titre.

Rira bien qui rira le dernier, on suppose.