Retour réussi pour Kean

[Photo Vincent Éthier, fournie par EOTTM]

Au fond, l’important n’était pas tant de savoir si Simon Kean allait l’emporter samedi soir, au Casino de Montréal. Il s’agissait surtout de voir de quoi il aurait l’air dans le ring.

Kean, faut-il le rappeler, effectuait pour l’occasion son retour dans l’arène après avoir encaissé une brutale défaite contre Dillon Carman, qui lui avait passé le knock-out au quatrième round le 6 octobre dernier. Une défaite qui, en plus d’être sa première en carrière, a forcé le poids lourd trifluvien à se remettre en question. À s’exiler, loin de toute attention, pour faire le point sur son avenir à court et moyen terme.

Cinq mois plus tard, c’était donc soir de retrouvailles pour le Grizzly et son public. Pour souligner la chose, le pugiliste se mesurait à l’Argentin Rogelio Omar Rossi (20-8-1, 13 K.-O.). Le genre de boxeur qu’on ne confondra jamais avec un champion du monde, tout le monde s’entend là-dessus. Mais qu’importe : l’objectif pour Kean (16-1, 15 K.-O.) était d’abord d’y aller d’une performance convaincante et de récolter une victoire afin de reconstruire sa confiance.

Mission accomplie à cet égard : Kean a forcé Rossi à l’abandon à 39 secondes du deuxième round, après l’avoir envoyé au plancher à trois reprises au cours de ce bref duel. Il a ainsi offert à Eye of the Tiger Management une heureuse conclusion à son programme double de boxe, qui avait vu Arslanbek Makhmudov signer une autre victoire expéditive en après-midi.

«J’avais hâte de revenir. J’ai changé des choses à l’entraînement et j’avais hâte de les mettre en œuvre quand ça compte.»

-Simon Kean

«On a aimé ce qu’on a vu pendant le camp d’entraînement et dans le vestiaire, a pour sa part indiqué son l’entraîneur de Kean, Jimmy Boisvert. J’ai aimé ce que j’ai vu de lui dans le ring. J’ai trouvé qu’il a démontré de belles habiletés et une belle souplesse. Il était vif et surtout agressif. Il voulait faire mal.»

Tout un contraste, en effet, avec le Simon Kean aux airs tétanisés qu’on a vu à Québec après que le train Carman lui soit passé dessus. La période de ressourcement semble bel et bien avoir porté ses fruits.

«Je suis arrivé motivé. J’ai su pourquoi j’étais arrivé à plat contre Carman. Je me suis un peu laissé emporter par les émotions. Je suis revenu aux sources», a décrit le boxeur.

Le «défi» Rossi étant désormais chose du passé, la prochaine étape est déjà déterminée pour Kean : une revanche contre Carman, et rien d’autre.

Le président d’Eye of the Tiger Management, Camille Estephan, a d’ailleurs fait savoir qu’une entente pour un tel combat était sur le point d’être conclue et que le duel aurait lieu le 15 juin à Shawinigan.

«Tu n’aimes pas avoir une défaite, a-t-il fait valoir. Si tu peux l’effacer, ça te fait grand bien. Je pense que Simon veut vraiment ça. Il n’arrête pas de m’en parler. C’est comme si tu as regretté certaines choses dans ta vie. Si tu peux les arranger… Je pense que c’est le sentiment qui nous habite tous.»

«Carman, on ne se racontera pas d’histoire, ce n’est pas un top-10 ou un top-15 mondial, a renchéri Jimmy Boisvert. Si Simon espère aller plus loin, il doit battre ce type de gars. Il ne doit pas attendre deux ans de se préparer pour un gars comme Carman.»

Kean réussira-t-il à exorciser ses démons pour de bon ? On aura la réponse dès cet été, on dirait bien.

Maduma fait bien, mais s’incline

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Ghislain Maduma (à gauche) a dû s’avouer vaincu devant Miguel Vasquez. / Photo Vincent Éthier, fournie par EOTTM

Ghislain Maduma (20-4, 11 K.-O.) avait un défi de taille devant lui pour la demi-finale de la soirée en la personne du vétéran mexicain Miguel Vasquez (41-7, 15 K.-O.), ex-champion IBF des poids légers qui a croisé le fer avec de grosses pointures telles que Saul «Canelo» Alvarez et Timothy Bradley, entre autres.

Intimidé devant un tel palmarès, Maduma ? Pas le moins du monde. Le Québécois a livré une performance fort honorable, au vif plaisir de la bruyante foule venue l’encourager. Mais ce ne fut malheureusement pas suffisant pour lui permettre de récolter la victoire. Vasquez s’en est tiré avec un gain par décision partagée.

Deux juges l’ont vu gagnant à 97-93 et 98-92, tandis que le troisième a favorisé Maduma à 97-93.

«Il boxait bien. Il bougeait bien. Je n’arrivais pas à mettre en œuvre la stratégie qu’on voulait. Je n’ai pas d’excuse. J’étais en super forme. Tout allait bien dans ma tête. Je lui donne crédit, c’est vraiment un vrai champion», a indiqué Maduma, toujours aussi affable malgré le revers.

Vasquez s’est en effet illustré par sa mobilité et ses talents d’évasion dans l’arène. Maduma a bien réussi à placer quelques bons coups ici et là, mais son élusif rival lui a donné du fil à retordre plus souvent qu’à son tour. De fait, plusieurs des dix rounds de l’affrontement étaient serrés et, bien souvent, difficiles à juger.

Lorsque la dernière cloche a retenti, les visages étaient longs dans le coin du Québécois. À l’évidence, on savait que les chances d’entendre une décision défavorable des juges étaient réelles.

«Même si j’avais gagné, je n’aurais pas été content, a admis Maduma. Je ne suis pas un gars comme ça. Je pense que j’aurais pu l’avoir. Il y avait plein de rounds serrés. Je comprends comment les juges l’ont vu d’un côté comme de l’autre.»

N’allez surtout pas croire, cela dit, que cette défaite signifie un retour à la retraite pour Maduma. Bien au contraire, après une petite semaine de vacances, il entend bien reprendre l’entraînement et poursuivre sa route. Ses partisans ne s’en plaindront certainement pas.

Retour réussi pour Jukembayev aussi

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Batyr Jukembayev (à droite) a pris la mesure de Gilberto Meza. / Photo Vincent Éthier, fournie par EOTTM

Il faisait bon de revoir Batyr Jukembayev en action dans un gala d’Eye of the Tiger Management, après être passé bien près d’être largué par le promoteur dans la foulée du congédiement de son ex-entraîneur Stéphan Larouche.

Le jeune Kazakh (15-0, 12 K.-O.) a souligné son retour dans la tanière du tigre avec une victoire par décision unanime (98-92 partout) aux dépens du Mexicain Gilberto Meza (10-6-1, 6 K.-O.).

Sans être particulièrement spectaculaire, Jukembayev s’est néanmoins montré assez efficace et incisif pour imposer le rythme du combat. Ce qui ne veut pas dire que Meza, appelé à remplacer Carlos Jimenez à pied levé, n’a pas offert une opposition de qualité, loin de là. Mais voilà, Jukembayev lui a été supérieur, tout simplement.

Les autres résultats

C’est un furieux duel que nous ont offert Nurzat Sabirov (9-0, 8 K.-O.) et l’Argentin Cesar Hernan Reynoso (15-12-4, 7 K.-O.), alors que les deux hommes se sont échangés de violentes politesses sans répit. Sabirov l’a finalement emporté par arrêt de l’arbitre à 1 :27 du septième round. Reynoso, qui avait visité le tapis au round précédent, a subitement baissé la garde en n’ayant plus l’air de vouloir poursuivre l’affrontement, sans doute lassé des multiples coups de matraques assénés par Sabirov.

Clovis Drolet (9-0, 5 K.-O.) est demeuré invaincu en prenant la mesure de l’Argentin Rodrigo Ramon Maizares (7-4) par décision unanime (80-72 partout). Et c’est à peu près tout ce qu’il y a à dire sur ce combat.

Le duel entre Andranik Grigoryan (10-0, 1 K.-O.) et le Mexicain Jonathan Aguilar (19-8, 7 K.-O.) s’annonçait pourtant excitant. Aguilar avait été au plancher dès le premier round, tandis que Grigoryan a fait de même en toute fin de troisième engagement. Mais ce furent là les seuls véritables étincelles de ce combat, remporté par Grigoryan par décision unanime (98-90, 99-90, 99-90), qui ne passera certainement pas à l’histoire.

Pour amorcer la soirée, Artur Ziyatdinov (9-0, 8 K.-O.) n’a fait qu’une bouchée du Polonais Michal Ludwiczak (16-10, 8 K.-O.), l’emportant par arrêt de l’arbitre à 2 :33 du quatrième round. Ludwiczak est allé deux fois au tapis au troisième engagement après de vifs coups au corps. Le pauvre pugiliste, qui s’est mis à pomper l’huile très tôt dans le duel, a même dû prendre un temps d’arrêt au round final pour aller vomir dans le seau de son coin. L’histoire ne dit pas s’il avait profité de la pause entre les deux galas de la journée pour abuser du buffet du Casino.

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La méthode Butler

[Photo Vincent Éthier, fournie par EOTTM]

Il faudra bien s’y faire une fois pour toutes. L’époque où Steven Butler se ruait comme un train sur ses adversaires sans trop d’égard à sa propre sécurité semble de plus en plus révolue.

C’est en effet à une autre démonstration de cette nouvelle méthode Butler, qui privilégie la patience et la stratégie, que nous avons assisté samedi soir, au Casino de Montréal, alors que le cogneur montréalais se mesurait à l’Américain Carson Jones (40-14-3, 30 K.-O.).

Le vétéran de l’Oklahoma, qui revendique plus d’une cinquantaine de combats au compteur malgré qu’il n’ait que 31 ans, n’a pu résister aux assauts de Butler (24-1-1, 21 K.-O.), qui a triomphé par arrêt de l’arbitre à 50 secondes du septième round.

«Le but de ce combat était de suivre le plan de match, a expliqué Butler à sa sortie du ring. Même si je lui faisais mal, même s’il tombait, il fallait que je revienne au plan de match, et je pense que j’ai bien suivi cela.»

«Je n’ai pas cherché le knock-out, je l’ai créé.»

-Steven Butler

Résumé fort à propos s’il en est un, ici. Butler a effectivement pris tout le temps nécessaire pour éroder la garde de Jones afin d’en faire ce qu’il voulait par la suite, plutôt que de lui sauter dessus dès le départ, avec les périls que cela comporte. On n’aurait jamais pensé une telle chose possible il y a un an et demi à peine.

Autre preuve que Butler a suivi sa nouvelle recette à la lettre : son entraîneur Rénald Boisvert jubilait après le combat.

Oh, bien sûr, il sera toujours heureux de voir son protégé l’emporter. Mais il lui est souvent arriver de grincer des dents devant l’arrogance et l’impétuosité du jeune pugiliste, comme ce fut notamment le cas après le combat revanche face à Jaime Hererra, au mois de mars.

Or, c’était tout le contraire après ce duel contre Jones.

«Je pense que c’est la première fois que je suis vraiment satisfait de lui. C’est la première fois que j’ai ce sentiment de plénitude.»

-Rénald Boisvert

«Je pense que c’est la première fois qu’il est méthodique. […] C’est extrêmement important, car un boxeur doit préparer ses coups de poing. Il a beau être un cogneur, on ne passe pas à travers des gants. Il faut être capable de préparer ses attaques, et c’est ce qu’il a fait», a indiqué Boisvert.

Après un début d’affrontement plutôt tranquille, Butler s’est activé à partir du troisième assaut, perçant la défense de Jones avec des frappes vives et précises. Butler a ainsi poursuivi le travail au cours des reprises subséquentes, non sans devoir recevoir quelques politesses de Jones sur le menton au passage. Rien pour le troubler outre mesure, cependant.

Jones a fini par céder une première fois au cinquième engagement, posant un genou au sol afin de forcer Butler à suspendre ses rafales et ainsi pouvoir prendre quelques secondes de répit. Une décision judicieuse de la part du vétéran dans les circonstances.

Sauf que Butler n’a pas tardé à reprendre là ou il avait laissé, renvoyant Jones au tapis avec un joli coup au corps lors du round suivant. Puis, au septième, Butler a matraqué son rival alors que ce dernier était acculé aux câbles, jusqu’à ce que l’arbitre Alain Villeneuve décrète la fin des hostilités.

Cette victoire vient-elle confirmer que l’ancien Butler, le Butler 1.0 qui pouvait laisser la fébrilité lui monter à la tête au risque de se faire jouer des tours, appartient bel et bien au passé ? Rénald Boisvert préfère attendre de voir son poulain à l’œuvre lors de quelques combats supplémentaires avant de se prononcer une fois pour toutes. Mais les signes en ce sens semblent encourageants.

« Des fois, le boxeur est émotif. Un adversaire coriace, qui nargue ou avec lequel il a des comptes à régler… C’est là que ça peut parfois jouer. À la base, Steven Butler est quelqu’un de super émotif. Dangereusement émotif. Il y a là une lutte à livrer toute sa vie durant, dans la vie de tous les jours comme dans la boxe », a-t-il relaté.

Germain enflamme le Casino !

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Christian Uruzquieta et Mathieu Germain ont offert un spectaculaire combat. / Photo Vincent Éthier, fournie par EOTTM

En demi-finale, Mathieu Germain (15-0, 8 K.-O.) a décroché un premier titre mineur en carrière – en l’occurrence, la ceinture IBF nord-américaine des super-légers – grâce à sa victoire sur le Mexicain Christian Uruzquieta (17-4-1, 6 K.-O.) par décision unanime (98-92, 98-92, 97-93). Une furieuse pétarade qui a soulevé la foule et qui se taillera une place au palmarès des combats de l’année 2018 au Québec.

Le toujours spectaculaire «G-Time» a donné plusieurs maux de tête à son adversaire, au propre comme au figuré. Extrêmement mobile et actif dans le ring comme à son habitude, il a profité du fait qu’Uruzquieta était à toutes fins pratiques incapable d’éviter sa droite pour marteler ce dernier à cœur joie. Peu importe le type de coup lancé, Germain atteignait constamment la cible s’il venait de la main droite.

En fait, la seule chose que Germain n’a pas pu faire dans ce violent duel, c’est d’envoyer son adversaire au tapis. Rendons d’ailleurs hommage à cet égard à Uruzquieta, qui a encaissé sans broncher toutes ces bombes que Germain lui a expédiées en pleine figure.

De la première à la dernière secondes, les deux hommes se sont frappés sans aucune retenue. Les spectacteurs ont hurlé de plaisir, incapables de détourner leur regard du ring et de l’action nucléaire qui s’y déroulait. Non, vraiment, ce fut un sublime spectacle.

On vous a dit que ce combat figurerait parmi les meilleurs de l’année ?

Retour réussi pour Maduma

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Ghislain Maduma (à droite) a vaincu Jhony Navarrete pour souligner la fin de sa retraite. / Photo Vincent Éthier, fournie par EOTTM

Ghislain Maduma ne s’était pas battu depuis un peu plus d’un an et demi, soit depuis sa défaite face à Ricky Sismundo, le 22 octobre 2016. Il a mis un terme à cette retraite en début de gala, samedi, affrontant pour l’occasion le Mexicain Jhony Navarrete (31-13-2, 13 K.-O.).

Et le retour fut heureux pour Maduma (19-3, 11 K.-O.), qui l’a aisément emporté par décision unanime (80-72 partout) sous les chaleureuses salutations du public. Malgré ce résultat à sens unique, Maduma a admis que la rouille s’est fait ressentir dans les premiers instants du duel, lui qui a repris l’entraînement il y a seulement quelques mois après plus d’un an

« Physiquement, j’avais un peu de difficulté. Mais mentalement, j’étais là tout au long du combat. Je savais ce qui se passait durant chaque round. Je savais qu’il [Navarrette] était dangereux, mais il n’a pas le niveau de talent et l’exécution mentale nécessaires et que j’ai afin de pouvoir me battre », a-t-il souligné.

Pourtant, rien ne laissait croire que «Mani» remonterait dans l’arène un jour. D’une part, il se plaît amplement dans son travail administratif au sein d’Eye of the Tiger Management. Mais surtout, il admet lui-même qu’il n’avait plus envie de s’entraîner tous les jours et de souffrir avant un combat.

«À la première journée de ma retraite, je voulais retourner [dans le ring] dès le lendemain. Mais je n’avais plus la faim pour aller m’entraîner. C’est ce que j’avais perdu.»

-Ghislain Maduma

« Je n’avais plus le goût de payer le prix pour boxer, a-t-il poursuivi. Je respecte mon sport. Je ne m’embarquerai jamais là-dedans sans avoir fait le travail que j’ai à faire. C’est pour cela que j’avais arrêté. »

Mais grâce aux encouragements de son patron Camille Estephan, et énergisé par ce qu’il voyait de son confrère et ami Mathieu Germain au gymnase, Maduma s’est finalement décidé à revenir. Et ses partisans seront ravis d’apprendre que ce retour n’était pas qu’une simple aventure d’un soir. Le boxeur a l’intention de reprendre du service pour de bon.

« Je ne ferai jamais ça pour un soir seulement. Je respecte trop ce sport », insiste-t-il.

Les autres résultats

Erik Bazinyan (20-0, 15 K.-O.) a signé une 20e victoire en autant de sorties professionnelles aux dépens du Péruvien David Zegarra (32-3, 20 K.-O.), l’emportant par arrêt de l’arbitre à 2 :45 du quatrième round. Bazinyan avait pratiquement réussi à envoyer son adversaire au sol à la toute fin du troisième assaut, mais Zegarra est demeuré debout malgré tout, quoique titubant.

Le mal était cependant fait pour le round suivant, alors que le Sud-Américain est allé deux fois au tapis. L’arbitre Martin Forest a mis un terme au duel après la seconde chute. Bazinyan, déjà classé au 10e rang de la WBO chez les super-moyens, met ainsi la main sur le titre NABO de la catégorie.

Vincent Thibault (6-0, 2 K.-O.) a de nouveau ravi ses nombreux partisans venus l’encourager en prenant la mesure du Mexicain Manuel Garcia (15-15-2, 6 K.-O.) par décision unanime (60-53, 60-53, 59-54). La fierté de Charlesbourg, comme on l’appelle, a malmené son rival tout au long de l’affrontement, l’envoyant au plancher lors du cinquième round.

Raphaël Courchesne (4-0, 2 K.-O.) n’a eu aucune difficulté à disposer du Mexicain Ernesto Olvera (7-2-1, 2 K.-O.), l’emportant par décision unanime (40-35 partout). Le pugiliste maskoutain a pilonné son rival d’un bout à l’autre du combat avec de puissantes attaques, qui ont forcé Olvera à visiter le tapis au quatrième et dernier round.