Rivas, en toute logique

[Photo archives Bob Lévesque]

Oscar Rivas ne l’a pas eue facile au cours des dernières années. Blessures, combats annulés à la dernière minute, rivaux de calibre inférieur rapidement… Ça fait longtemps que le poids lourd colombien attend d’avoir une véritable chance de démontrer toute l’étendue de son talent dans le ring.

Malheureusement pour lui, il devra encore attendre un peu avant de croiser un adversaire de meilleure qualité. L’Américain Sergio Ramirez, qui se frottait à Rivas jeudi soir au Casino de Montréal, est loin d’avoir un pedigree à nous faire tomber en bas de notre chaise. Qui plus est, il avait été appelé en renfort in extremis après que le Brésilien Fabio Maldonado ait préféré se battre dans un combat d’arts martiaux mixtes en Russie.

Ainsi, c’est une victoire somme toute prévisible que Rivas (23-0, 17 K.-O.) a acquise face à Ramirez (16-6, 8 K.-O.), après que celui-ci a choisi d’abandonner avant le début du troisième round.

«Je ne m’attendais pas vraiment à [un résultat comme celui-là], mais je pense que ma qualité sur le ring a vraiment fait en sorte que le combat s’est terminé avant la limite», a expliqué Rivas à sa sortie de l’arène.

«Je m’attendais à plus de lui. […] Mais je pense que les coups que je lui ai donnés ce soir lui ont fait mal.»

-Oscar Rivas

C’est un coup au foie du Colombien qui a signifié la fin de la soirée de travail de Ramirez. Avant cette attaque fatidique, Rivas s’était montré très méthodique, attendant patiemment qu’une ouverture se présente pour foncer.

Ce combat aux allures de formalité étant maintenant chose du passé, Rivas a désormais le regard tourné vers un duel de plus grande envergure, lui qui se dit prêt à disputer tout de suite un combat de championnat du monde.

Tout indique, d’ailleurs, qu’on le reverra en action le 19 mai, en sous-carte du combat entre Adonis Stevenson et Badou Jack.

«Je sais que l’opportunité viendra. Je suis très calme, car je sais que le jour viendra. Et quand il viendra, je serai prêt», a conclu Rivas.

Phinn se rachète, Mbilli s’éclate

À sa dernière sortie, le 7 décembre, Shakeel Phinn (17-2, 11 K.-O.) avait dû encaisser une défaite crève-cœur par décision majoritaire qui mettait fin à une séquence de 15 victoires consécutives. Et alors qu’il devait remonter dans le ring du Casino le mois dernier, il a plutôt vu son combat être annulé à la dernière minute après que son adversaire eut échoué des examens médicaux.

Mais en demi-finale du gala de jeudi, le «Jamaican Juggernaut» a fait amende honorable à tout cela en disposant du Polonais Bartlomiej Grafka (20-30-3, 9 K.-O.) par décision unanime (80-72, 80-72, 79-73).

Sa tâche n’a toutefois pas été de tout repos. Grafka s’est avéré un boxeur particulièrement coriace qui a su résister aux nombreux bons assauts de Phinn, tout en répliquant à son tour en quelques occasions. Dans l’ensemble, cependant, Phinn est celui qui est parvenu à placer les meilleures attaques au cours du duel.

Tout juste auparavant, Christian Mbilli (9-0, 9 K.-O.) a terrassé l’Argentin Luis Eduardo Paz (12-5-1, 8 K.-O.), signant une victoire par arrêt de l’arbitre à 1 :44 du premier round.

Celui qu’on surnomme Solide n’a eu aucun mal à liquider son rival – pardonnez le jeu de mots facile, par pitié. Se ruant sur ce dernier dès les premiers instants du combat, Mbilli a envoyé Paz au tapis à deux reprises. Voyant que l’Argentin était mal en point et incapable de se relever de sa seconde chute, l’arbitre Yvon Goulet a décrété la fin des hostilités.

«J’ai tout de suite vu les défauts de l’adversaire. J’ai donc tout de suite vu ce qu’il fallait faire. J’ai fait ce qu’il fallait faire. Il n’a pas su résister. C’est une personne vraiment ouverte [au corps]. Quand on tapait en bas, il baissait la garde», a résumé le vainqueur.

Les autres résultats

Louisbert Altidor (8-2, 4 K.-O.) n’a eu aucune difficulté à triompher du Mexicain Guillermo Romero (12-6, 9 K.-O.) par arrêt de l’arbitre à 1 :17 du cinquième round. Perçant facilement la garde de son rival, Altidor a malmené ce dernier du début à la fin. Romero n’était pratiquement plus capable de se défendre quand l’arbitre Martin Forest a mis un terme au duel.

L’ex-combattant d’arts martiaux mixtes Yan Pellerin (2-0) a signé une deuxième victoire en autant de sorties dans un ring de boxe, cette fois aux dépens du Mexicain Jesus Beltran (1-2), par décision unanime (40-36 partout). Bien franchement, il n’y a rien de particulier à dire sur ce duel, si ce n’est que Pellerin devra travailler plusieurs aspects de sa boxe s’il veut progresser dans ce sport.

En début de soirée, Terry Osias (4-0, 1 K.-O.) a eu le dessus sur le Mexicain Josele Napoles (6-8, 4 K.-O.) par décision unanime (40-36 partout). Le boxeur de Longueuil a aisément dominé son adversaire au cours d’un combat somme toute terne.

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